Affichage des articles dont le libellé est lEgo. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est lEgo. Afficher tous les articles

Découvrez notre Nouveau Livre : "L'Alchimie de l'Amour"

De Alchemie van de LiefdeBonjour !

Avec plaisir nous présentons cette vraie histoire : ’L’Alchimie de l’Amour’.

Ce fut un rendez-vous Karmique : une ingénieure Belge et un informaticien Marocain, Chantal et Mohammed. Ils avaient une tâche spécifique à accomplir. Rien ne suggérait que leurs vies allaient s’accélérer mais, avant leur rencontre, ils allaient être bien secoués !

Chantal a vécu les faillites de ses sociétés de construction et d’immobilier, de lourds procès avec le secteur bancaire, ainsi qu’un divorce. Et, comme cela ne suffisait pas, elle a été privée de la garde de ses trois enfants.  Mohammed aussi a eu sa part : illégalité, injustice, racisme et même des menaces contre sa vie !

Mais ils savaient que nous ne sommes pas ce que nous pensons être et que des drames peuvent nous aider à grandir. Plusieurs initiations ont augmenté leur perception du monde. Le Soufisme, Chamanisme, Daime, La Ho Chi et beaucoup de leçons des Dimensions Supérieures sont venues sur leurs chemins. Cela semblait parfois de la pure science-fiction.

Chantal et Mohammed ont reçu la clé pour que l’humanité puisse sortir de son cocon et devenir le papillon qu’elle est !  Des thèmes universels comme la vie et la mort, le hasard et le destin, notre force sexuelle et encore bien plus sont analysés. Ce livre montre que l’Amour est notre Source Commune à partir de laquelle nous pouvons tous nous nourrir… jusqu’à l’Éternité !

Cordialement,
L’équipe TALOLO, (= T-he AL-chemy O-f LO-ve)
www.thealchemyoflove.org 

Eckhart Tolle – « De la conscience ordinaire à l’Eveil »


Eckhart TolleBienvenue,

En étant assis ici, Nous pouvons nous laisser embarquer dans des pensées décousues ou être simplement silencieux et présents en profitant de l’occasion de se trouver dans ce champ d’énergie collective pour soutenir la dimension du silence qui émerge en vous, laquelle est aussi le pouvoir, l’inconditionné, l’intemporel. Donc, vous abandonnez tout le savoir, la connaissance que vous avez accumulé – vous n’en avez pas besoin ici – afin d’accéder à la source de toute connaissance. Mais l’abandon de la connaissance accumulée permet aussi l’abandon du soi fabriqué par le mental qui est constitué des formes-pensées accumulées.

Donc, assis ici, nous mourons – une petite mort ou une grande mort – et nous réalisons que rien de réel n’est mort en réalité, seulement l’illusion du faux soi. Ce qui reste, c’est la conscience, le simple fait que vous êtes. En cet instant, il y a donc l’occasion de sentir quelque chose de beaucoup plus fondamental que l’histoire de qui vous croyez être dans la tête : « Mon passé ». Vous n’avez plus besoin de vous baser sur ce que vous ressentez comme étant votre identité. Elle est toujours là, vous pouvez vous la rappeler si vous voulez, quand vous en avez besoin – rarement – mais qui êtes-vous en réalité au-delà de l’histoire de votre vie, au-delà de votre histoire personnelle ? Qui suis-je en réalité ? Il n’y a pas de réponse conceptuelle – ce ne serait qu’une autre pensée – mais une réalisation directe.

Et tout à coup, il y a cet espace de grande conscience ouverte dans laquelle il semble que vous ne sachiez plus rien du tout. Vous pouvez regarder le monde de façon absolument innocente et voir sa beauté, son aspect vivant et miraculeux sans même avoir à nommer les choses ainsi. Vous fusionnez avec tout ce que vous percevez, parce que la considération que vous êtes une entité séparée – il y a moi et il y a le reste de l’univers – cette illusion avait été créée par des interprétations et des étiquetages mentaux, continuels, inconscients, compulsifs, par des jugements, par la soi-disant connaissance, par des opinions.

Et tout à coup, alors que nous sommes assis ici, une grande conscience remplace – pour ainsi dire – le fait de penser de façon compulsive. Et c’est une énorme libération que de découvrir cette dimension en vous. Vous êtes libéré de la personne, du penseur, du « moi », du perturbateur, du faiseur d’embarras, de celui qui réside dans un mécontentement quasi permanent, dans un sentiment de non-accomplissement, d’angoisse, de peur. « Et moi alors ? » Et vous comprenez que vous êtes tellement plus profond que cette petite entité absurde. Mais il vous faut avoir le courage d’aller à cet endroit qui donne l’impression – d’un point de vue mental, habituel, extérieur –que vous ne savez plus rien, parce que les interprétations compulsives se sont dissoutes.
Et vous fusionnez avec toute chose. Vous regardez une fleur, un être humain, il n’y a plus le sentiment de « moi et l’autre », parce que le sentiment de moi et l’autre avait été créé par des concepts, une conceptualisation continuelle de la réalité, une conceptualisation compulsive de la réalité, une habitude abrutissante. Et il y a brusquement quelque chose d’intensément vivant qui s’amplifie, parce que le voile de la conceptualisation tombe, ou est mise de côté, est autorisé à tomber « C’est peut-être le meilleur moyen… ». Et tout à coup, vous interagissez et vous percevez sans le voile de la conceptualisation. Et vous habitez soudain un univers qui est intensément vivant où vous pouvez même sentir l’état d’être des objets inanimés et vous pouvez sentir le fait réel de votre propre être en tant que base même de l’univers, le « je suis », l’état d’être lui-même, le fait que vous êtes.

En soi, savoir que vous êtes – non pas ceci ni cela – savoir que vous êtes, le savoir directement, c’est joyeux. Connaître votre être, c’est joyeux – juste le fait d’être. Les anciens enseignants indiens connaissaient cela et certains d’entre eux, certains êtres éveillés le connaissent toujours. Ils appellent cela « être, conscience, béatitude », Sat Chit Ananda. Être conscient de l’être que vous êtes signifie que la conscience, l’inconditionné, la lumière du monde devient consciente d’elle-même. La conscience est consciente de la conscience, pour ainsi dire, non pas consciente de quelque chose, consciente de « pas de choses », le rien, l’état « sans choses ».

Vous pouvez être conscient de cette fleur, mais même en regardant la fleur, vous pouvez être conscient de la conscience dans laquelle la fleur apparaît, pour le sentir – une autre façon de le dire, pour sentir une grandeur à l’arrière-plan de votre être, un vaste espace, un espace vivant et silencieux. Et au premier plan, des choses se produisent, apparaissent et disparaissent. Et ce qui se passe alors, apparaît et disparaît, c’est en fait miraculeux, mais vous ne vous y impliquez plus de façon compulsionnelle : « J’ai besoin de ceci, de cela pour me sentir bien ». Non, se sentir bien est de loin antérieur à tout ça, à ce qui apparaît et ce qui n’apparaît pas.
Quand vous avez l’immense espace à l’arrière-plan, vous pouvez interagir de façon beaucoup plus facile avec le premier plan de votre vie, avec les autres humains. Vous n’avez plus besoin d’eux pour vous satisfaire et vous n’avez plus peur qu’ils ne fassent pas ce qu’ils seraient censé faire pour renforcer votre ego, pour vous donner quelque chose ou pour vous satisfaire d’une manière ou d’une autre. Vous vous mettez à communiquer avec les autres humains sans le manque ni la peur, de façon libre et vraiment aimante. C’est cet amour où vous n’êtes plus dans l’attente de quoi que ce soit. Et cependant, il y a une reconnaissance de l’être partagé. De la même façon, il y a la reconnaissance de l’être partagé avec une fleur.

Et il n’y a pas de concepts ici. Vous n’avez pas besoin de dire : Oh, la fleur et moi-même sommes un, il faut que j’y pense ». Ou encore « J’essaie d’être aimant, parce que je suis censé aimer mon voisin. J’essaie ». Ça ne marche pas. Vous ne pouvez pas le faire avec la conceptualisation. C’est seulement par l’espace qui s’ouvre que la vraie connaissance de l’être – en toute forme de vie qui apparaît en face de vous, cette reconnaissance de l’être, c’est l’être qui se reconnaît lui-même. Il se déguise temporairement en millions de formes de vie et vous reconnaissez – vous regardez à travers le déguisement. Parfois, le déguisement est très réussi. C’est le jeu de l’univers. Nous nous dissimulons en fait nous-mêmes et certains humains ont un déguisement très élaboré. Dieu se déguise très bien. Et pour d’autres, le déguisement n’est pas aussi élaboré, mais le déguisement élaboré est d’un plus grand défi, plus amusant d’une certaine manière. Je parle bien sûr des humains qui sont pénibles.

Reconnaître l’état d’être partagé avec la fleur est bien sûr beaucoup plus facile, parce que le déguisement est de très très loin plus ténu, beaucoup plus facile que de reconnaître l’état d’être partagé quand vous êtes face à un humain en colère. . . . . Mais il y a l’espace pour ça également. Et vous regardez . . . . Vous lui donnez l’espace, pour son ACTION, sans besoin d’aucune ré-ACTION. Laissez-les AGIR, vous n’avez pas besoin de ré-AGIR compulsivement, parce que si vous réagissez compulsivement, vous revêtez à nouveau votre propre déguisement et vous continuez de jouer votre rôle dans le drame ou le rêve de l’existence :  » Le monde entier est un théâtre, et tous les hommes et les femmes seulement des acteurs  » ou quelque chose comme ça, c’est Shakespeare.

Reconnaître votre état d’être essentiel est si simple que cela devient difficile pour les humains compliqués. C’est un fait tellement primordial ! Alors, la conscience se reconnaît elle-même en réalité. C’est ainsi et c’est joyeux ou merveilleux. Les enseignants, les maîtres indiens enchaînent trois mots pour n’en faire qu’un – SatChitAnanda : Être, Conscience, Béatitude – pour décrire cet état de connexion ou d’unité avec l’Être. C’est très simple, trop simple !

Et ce à quoi vous accédez également, c’est l’Intelligence elle-même, l’inconditionné d’où toute chose nouvelle émerge : une compréhension, une idée. C’est le lieu de l’intelligence véritable. Je l’appelle parfois l’intelligence non conceptuelle ou la conscience inconditionnée. C’est là où la créativité se développe dans votre vie, parce que la personne elle-même n’est pas créative ; le mental n’est pas créatif, mais il peut être un instrument de l’intelligence véritable. Et le mental n’a pas d’intelligence par lui-même. Il emprunte son intelligence à l’intelligence universelle.

Le secret est donc de ne pas perdre contact avec qui vous êtes réellement quand vous évoluez dans le monde en participant en apparence au jeu, mais en sachant simultanément, non pas de façon conceptuelle… – en étant l’espace tout en faisant également comme si vous étiez la personne pendant que vous faites des choses. Vous êtes donc l’espace quand vous parlez à quelqu’un, quand vous écoutez quelqu’un, dans une conscience vaste. Vous amenez donc cette dimension dans l’interaction. Si vous ne faisiez que ça, écouter quand quelqu’un vous parle, si vous ne faisiez que ça, si vous étiez capable de profiter de chaque occasion où quelqu’un vous parle, écoutez dans une conscience vaste au lieu d’écouter en étant mentalement immédiatement d’accord ou pas d’accord, en pensant à la prochaine chose que vous allez dire ou « Je sais exactement ce dont tu as besoin, laisse-moi te dire ce dont tu as besoin. Je le sais déjà ».

Mais soyez là comme un champ ouvert de présence consciente. Ne faire que cela serait suffisant pour transformer votre vie, vos relations avec chaque humain, parce que les anciens schémas n’opéreraient plus en vous. Cela transformerait vos relations avec tous les êtres humains et aiderait les autres, bien sûr, sans que vous ayez à considérer que vous les aidez. Vous ne faites rien du tout, mais c’est une invitation pour les autres s’il y a en eux la moindre ouverture pour se joindre à vous dans ce champ de présence consciente. Et s’ils ne se joignent pas à vous dans ce champ de présence consciente, c’est bien également.

Mais si c’était votre seule pratique spirituelle, écouter autrui de cette façon serait suffisant pour transformer votre vie. Et si suffisamment de gens transforment leur vie de cette façon, le monde se transforme, en tant qu’expression de la conscience collective. A moins de vivre en ermite, autrement dit de ne jamais écouter personne, excepté votre mental… – et pour la plupart d’entre vous, vous n’êtes pas ermites. Vous interagissez donc avec des gens et quotidiennement, vous écoutez des gens, au téléphone, à moins que vous ne pratiquiez trop les SMS et que vous ne parliez donc plus avec eux. Pour les adolescents, il faudrait que je pense à d’autres moyens d’être s’ils ne parlent plus. Non non, ça va avec vos pouces. Vous pouvez voir…j’ai eu pendant quelques mois un téléphone de ce genre. Je fais donc comme ça… Donc, si telle est votre seule pratique spirituelle, c’est tout à fait suffisant ! Juste écouter. Parce que quand vous écoutez, vous n’êtes pas là en tant qu’entité égoïque. Vous ne faites pas intervenir votre passé. Vous n’êtes même plus là en tant que personne. La personne s’efface et vous êtes là en tant que conscience. Et cela ne veut pas dire que vous deviez maintenant être… que vous ne pouvez plus parler. Non ! Cela veut dire que, quand vous parlez, quand vous répondez ou quand vous donnez votre point de vue, comprenez très clairement que ce que vous donnez est votre point de vue.

Vous ne fusionnez pas avec votre point de vue où toute personne qui remet en question ou attaque votre point de vue serait considérée comme un ennemi mortel, parce que vous auriez confondu qui vous êtes avec une pensée dans votre tête, laquelle est votre point de vue, ce qui est fou ! Vous n’avez pas à vous dire : « Je n’ai plus aucune opinion à propos de quoi que ce soit ». Non, tout ce que cela veut dire, c’est que vous reconnaissez que ce sont des opinions, des points de vue, autrement dit des pensées. Et les autres ont leurs opinions, leurs points de vue, leurs pensées avec quoi ils peuvent être complètement identifiés. C’est OK. Vous le leur permettez. Mais vous êtes là essentiellement en tant qu’espace, mais dans cet espace, votre point de vue peut être exprimé et vous dites : « Voilà ce que je crois ». Il y a de l’espace autour et vous êtes l’espace, vous n’êtes pas le point de vue. Vous pouvez donner votre point de vue et dire alors : « Je trouve que le président des États-Unis fait du bon travail ». Ou vous dites : « Je me sens un peu déçu », comme disent certaines personnes. Et vous pouvez autoriser l’autre personne à dire : « Non, je pense que le président des États-Unis est contrôlé par des extraterrestres ». Eh bien, peut-être ! C’est un point de vue. Vous avez donc dépassé le besoin… – Vous permettez aux choses d’êtres. L’identification avec les structures mentales n’est plus là. Vous n’êtes plus là en tant qu’entité mentale qui a besoin de s’identifier avec les pensées pour avoir un sentiment de qui vous êtes. C’est un état épouvantable, parce que vous êtes continuellement en conflit avec d’autres penseurs. En réalité, vous avez besoin du conflit, parce que sans le conflit, ce fantôme fait de l’identification avec les pensées ne pourrait pas survivre ! Il vous faut donc générer plus de conflits avec d’autres penseurs pour que votre penseur puisse sentir ses limites plus clairement. Si ça a l’air fou, c’est parce que c’est fou. Et c’est également dit normal.

Donc, ce qui émerge, c’est une nouvelle conscience sur la planète, telle une nouvelle espèce Issue de l’ancienne. Il y a un changement, un énorme changement qui se produit. Autrement, nous ne serions pas là. Et ce n’est pas tant la peine de regarder ce qui va se passer dans le monde, parce que ce qui va se passer dans le monde, à ce qu’il semble à l’extérieur, est déterminé par l’intérieur. Donc, rappelez-vous… – parce que c’est si facile d’oublier. Pourquoi est-ce facile d’oublier d’être la conscience vaste en écoutant d’autres humains ? Parce que la gravitation ou l’attraction des vieilles structures mentales… – et l’habitude mentale de concentrer toute votre conscience dans les pensées est très forte et ancienne. Il y a donc une dynamique ici ou une vieille attraction importante du mental qui est utilisée pour s’approprier toute votre conscience et pour la transformer continuellement en pensées . . . . Elle veut revenir à la charge. Elle veut que vous vous identifiez complètement, que vous donniez toute votre attention aux pensées, que vous fassiez un avec les pensées.

Ainsi, l’attraction reviendra. Il s’agit de la reconnaître quand elle vient et en la reconnaissant, la vigilance se développe. Tout à coup, vous vous rendez compte… « Houp, j’ai été attiré dans… » La vigilance émerge alors . . . et puis il n’y a plus de pensées. Et instantanément, vous êtes à nouveau l’espace conscient, votre conscience. Donc, vous pouvez pas mal de fois dans la journée être confronté à ce changement, retomber dans la vieille habitude ou ça peut prendre quelques minutes, vous vous retrouvez dans . . . . C’est la façon de vivre normale, ça se passe comme ça . . . . Vous continuez à vous parlez à vous-même sans arrêt, mais certaines personnes le dissimulent mieux que ce que je fais en cet instant. Mais en fait, c’est ce qui se passe si ce n’était pas si bien déguisé… Ils mettent un masque et vous pensez qu’ils ne pensent pas. Ce qui n’est pas surprenant, le mot « personne » vient du latin « persona » qui veut dire « masque ». Mais en fait, sous le masque, c’est ce qui se passe. Et parfois, pour les gens considérés comme un peu fous, vous pouvez le remarquer plus clairement, mais en réalité, ils ne sont pas beaucoup plus fous que les personnes normales . . . . Et ils vous regardent en disant : « Qui êtes-vous en fait ? Qu’est-ce que vous essayez de faire ? Je sais exactement ce que vous voulez, mais vous n’êtes pas prêt de l’avoir ! »

C’est bien d’en rire car en soi, c’est une libération. Quand vous reconnaissez ces schémas humains normaux chez les autres et même en vous à l’occasion, vous pouvez vous dire : « Ouah, c’est à nouveau là ! » Maintenant, comme vous le savez, parfois, une catastrophe dans votre vie peut aussi vous arracher de l’identification avec le mental et vous rendre présent. Cela peut arriver. C’est toujours l’occasion d’une ouverture quand des choses s’effondrent dans votre vie. Quand le coup survient, la lumière le pénètre. C’est pourquoi les coups durs sont bons. Mais c’est une mort volontaire, non pas la mort involontaire que les gens subissent quand une catastrophe se produit et que toute leur vie s’effondre.

Encore une suggestion pour votre pratique. Rappelez-vous l’écoute. C’est une pratique magnifique. N’abandonnez pas quand vous vous perdez en pensant. Simplement, notez-le et revenez à la vigilance. Il y a un degré de vigilance où vous cessez de penser de façon compulsive. Quand vous trouvez cette dimension de vigilance en vous, vous comprenez tout à coup que l’existence normale, qui est la voix dans la tête, l’identification avec la voix dans la tête, est un état onirique. C’est pourquoi le terme « éveil » est normalement utilisé dans différentes traditions spirituelles, parce que l’état normal d’avoir été tout le temps identifié à la voix dans la tête est un état onirique. Vous n’êtes pas ici. Il n’y a personne là. Il n’y a qu’un rêve qui se déroule. Et soudain, la vigilance émerge et vous vous réveillez du rêve : « Ouah ! » Et peut-être après un moment, vous retombez dans cet état. Et puis vous en ressortez, parce que vous commencez à souffrir. C’est un bon signe. Une sorte de douleur ou de souffrance se manifeste : « Oh, je l’ai perdu ! ». Et bien sûr, dès l’instant où vous voyez que vous l’avez perdu, vous ne l’avez pas perdu.

Donc, l’écoute… Et une autre pratique très utile est la conscience sensorielle : regarder ou écouter les sons sans interprétation, rien ! Donc, de temps en temps, quand rien d’autre n’est à faire… – de façon surprenante, même dans la vie d’une personne très occupée, il y a beaucoup de moments où il n’y a rien d’autre à faire, parce que vous attendez qu’arrive la chose suivante. Pratiquez alors le non étiquetage de la perception des choses, des choses naturelles, des objets inanimés, ce qui se trouve là. Et vous êtes la conscience vaste à travers laquelle la perception a lieu. Vous êtes la lumière du monde et dans cette lumière qui est conscience, ceci apparaît, cela apparaît, cette autre chose apparaît. Et petit à petit, la conscience devient plus permanente. La fréquence de pertes de conscience diminue et les périodes durant lesquelles vous perdez la conscience sont écourtées. Et peu à peu, elle devient la fondation permanente de votre vie, autrement dit l’auto-réalisation continue.

Mais il ne s’agit pas de demander : « Quand est-ce que ce sera permanent ? Combien de temps me faut-il encore attendre ? » Traitez juste avec ce moment. C’est beaucoup plus facile. Juste ça ! Et c’est toujours simple!

© 2006-2015 – Terre Nouvelle : www.terrenouvelle.ca : Publié pour vous par Amour... Pour l'Amour...

Les subpersonnalités

"L'Épanouissement n'a d'autre but que de libérer le Soi des fausses enveloppes de la persona".      C.G. Jung

Le concept des masques ou sous personnalités en nous est une vision holistique observée dans toutes les anciennes traditions et basée sur la dynamique de l'homme au sein de son environnement. Paracelse (1490-1541), professeur autodidacte de médecine, enseignait que l'être humain faisant partie de l'univers, était logiquement conditionné par le mouvement des corps célestes et que tout médecin devait en connaître les influences. Cette vision est identique à celle d'Hippocrate : "nul ne peut être médecin s'il n'est avant tout astrologue". L'Astrologie était autrefois considérée comme une science sacrée et étudiée à l'université jusqu'en 1660, période où Colbert, fondateur de l'Académie des sciences en décida autrement. Dans l'Astrologie, les douze principales constellations et planètes du système solaire ainsi que leurs interactions, correspondent aux archétypes de toutes les mythologies.

Les archétypes
Du grec ancien "arkhêtupon" signifiant "modèle primitif", les archétypes apparaissent dans les mythes, mais aussi dans les rêves. Ils sont caractérisés fondamentalement par le fait qu’ils unissent un symbole à des "potentiels d’énergie physiques et psychiques".

Carl Gustav Jung en particulier, incorpora dans son ouvrage la notion d’archétypes en précisant : "Ils sont communs à toutes les cultures humaines mais figurés sous des formes symboliques diverses et structurant la psyché inconsciente".  Nous retrouvons en effet la présence d’archétypes dans toutes les anciennes traditions (chamaniques, hindouistes, égyptiennes, etc.) sous formes de dieux, déesses ou autres entités. Jung classifie les archétypes en deux grandes catégories : les archétypes d'origines trans-personnelles, qui véhiculent des qualités émanant de la culture et du collectif, puis  les archétypes personnels, représentés par ce qu’il nomme des "personnages" en nous, ayant une fonction au sein de la dynamique psychique du sujet. Dans une lettre à Sigmund Freud, Jung écrira même : "nous ne résoudrons pas le fond de la névrose et de la psychose sans la mythologie et l’histoire des civilisations".
 
Pour Jung, "les archétypes sont des réalités en soi, des dynamiques de l’inconscient. Ils peuvent intervenir dans une situation donnée, avec leurs propres impulsions et leurs propres pensées…. à cet égard, ils fonctionnent comme des complexes, ils vont et viennent à leur guise et souvent, ils s’opposent à notre pure conscience, le Soi, de la façon la plus embarrassante". A ce titre, Jung affirme que "le plus grand danger est de s'identifier à ces archétypes, à ces personnages intérieurs".

L’archétype mobilise tant d’énergie psychique qu’il exerce, "comme les planètes dans l’espace gravitationnel" compare Jung, "une force d’attraction qui peut influencer, voire de manière durable, notre Soi". Ces sous personnalités sous influences dit-il, "caractérisent la spiritualité mystique, la folie parfois dont les auteurs et les génies racontent tous avoir eu à se confronter telle une force supérieure". 

James Hillman (1926-2011), fondateur de la psychologie des archétypes aux États-Unis a lui, popularisé la compréhension du concept des archétypes en utilisant une terminologie empruntée à la mythologie grecque, qu’il dit être "la mieux à même a décrire les sous personnalités qui structurent le psychisme humain".

Différentes approches et points de vue
Au début des années 80, le couple de psychologues américains Hal et Sidra Stone, tous deux d’inspiration jungienne, expérimentent puis livrent une nouvelle approche du développement de la personnalité qu’ils nomment le "Voice Dialogue". Fondateurs de la psychologie des "subpersonnalités", cette approche correspond à l’art de se mettre à l’écoute de ses différents personnages intérieurs, pour parvenir peu à peu à un sentiment de complétude avec soi et les autres. Si leur technique rejoint, dans une certaine mesure, la théorie des archétypes que Jung a développée au début du siècle, elle est résolument novatrice. En effet, les Stone sont les premiers à avoir défini le principe de polarité existant entre nos sous personnalités et leurs contraires refoulés dans l’inconscient qu’ils nomment les sous personnalités reniées. 

Toujours dans les années 80, Benjamin Libet, neuroscientifique américain, démontre quant à lui que "ce que nous pensons être des décisions conscientes régissant nos actes et nos comportements, ne sont en fait que la reconnaissance de ce que notre cerveau inconscient est déjà en train de faire, agi par des forces et des organisations psychiques structurées".

Le principe de l'astrologie, des archétypes ou sous personnalités, s’intègre à la physiologie. Pierre Tricot, référent en Ostéopathie, aborde lui aussi ce concept. Dans son deuxième livre : "Praticien de la conscience", il écrit au sujet des organes et fonctions physiologiques, qu’elles sont des : "sous consciences dans le corps possédant chacune des besoins d’être, d’avoir et de faire". Il affirme encore : "…cet agrégat de consciences et de mémoires… comme autant de sous personnalités dont l’assemblage crée un individu complexe qui se considère comme JE unique, alors qu’il est multiple…".  

Toutes les mythologies nous parlent secrètement de ces archétypes ou influences des corps célestes en nous. Joseph Campbell, le plus grand spécialiste de la mythologie comparée, cite dans son livre "Mythologie et épanouissement personnel": "... il existe un principe mythologique de base qui veut que ce que la mythologie considère comme l'autre monde, est en réalité notre monde intérieur".  

Conclusion 
Nous sommes donc composés de deux principes, un archétype central : le Soi, représentant notre identité profonde et immuable, et des archétypes de circonférence : les "Moi", agissant comme un filtre opaque. Ces "Moi" symboliques, représentent des schémas universels d’énergies qui constituent la structure physiologique et comportementale de l’être humain. Tel un chef d'orchestre, notre identité profonde a pour objectif de mettre en cohérence ces énergies ou "musiciens", afin de réaliser et  partager au monde sa propre symphonie...

Ce travail de désidentification de guérison et de cohérence de nos sous personnalités, développe notre estime de "Soi" et nous permet d’exprimer au mieux toutes nos potentialités, en devenant plus libres de nos choix et de notre vie

"Le bonheur est seulement et ne peut être que la conséquence
de l’activation maximale de son soleil intérieur"

Alice Bayle 

Source : http://www.au-coeur-des-moi.com

Citation - Bruce Lee


Dépression et Eveil.


Dépression et éveil ! Ces deux termes ont été plus d’une fois associés, dans l’histoire de la spiritualité ; les exemples les plus célèbres étant sans doute ceux de Job et de Bouddha, ou encore de Judas qui, comme on le sait, finit par se suicider. En fait, peut-être pourrait-on considérer l’éveil comme une dépression, mais... sans la dépression. Dans l’éveil, au moment même où tombent toutes les illusions qui excitaient habituellement notre mental et le faisait courir après les objets de satisfaction, il ne reste évidemment plus trace de la moindre émotion, du moindre désir, du moindre projet. Et la paix parfaite qui accompagne cet état n’est d’ailleurs rien d’autre que l’absence des conflits ordinairement suscités par les désirs.

Les expériences de la vie.

Tout expérience peut contribuer à la croissance du corps, de l'esprit et de l'âme. La seule chose que nous devrions faire est de donner tout à la 'Conscience Divine' pour obtenir la guérison. Mais plusieurs fois, nous ne permettons pas, aux expériences, telles qu'elles sont, de nous guérir. Nous agissons de plusieurs façons : prendre des médicaments, l'alcool, les drogues ou fuir tout simplement... Ce refus a ses racines dans la peur profonde de notre 'vrai moi', la peur de rencontrer quelqu'un qui ne correspond pas toujours à l'image de la personnalité que nous avons de nous-mêmes. Notre personnalité est parfois une coquille solide. Notre extérieure ne montre pas toujours ce qui vis dans notre sentiment intérieur. Il y a parfois des sentiments tels que la colère accumulée et la tristesse.